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Première rentrée pour les assistantes sociales de demain

(01/09/2017)

La première année de formation vient de commencer, pour une partie des étudiants en travail social. A Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, l’IRTS vient d’accueillir sa nouvelle promotion d’assistantes sociales. Certaines brûlaient d’impatience de faire leur rentrée. Rencontre avec les futures collègues.

Dernière cigarette avant de s’embarquer dans le travail social. Il est 9 h 15 ce 1er septembre, et une dizaine de jeunes femmes triturent leur mégot, ainsi que leur téléphone, devant l’Institut régional de travail social (IRTS) d’Ile-de-France, à Montrouge. Aujourd’hui c’est rentrée, pour les premières années des filières « assistant de service social », « éducateur spécialisé » et « éducateur de jeunes enfants ». Les novices, les  uns après les autres, se rassemblent dans l’amphi, où se glissent, à leur tour, les responsables de l’école.
« Bienvenue », entame Eric Marchandet, le délégué général de la fondation administrant l’IRTS.  « Les métiers que vous avez choisis réclament un investissement important », prévient-il d’emblée. Et pour les trois années à venir, il invite chacun à travailler sa posture, en trouvant un « équilibre entre proximité et distance »… « On ne se substitue pas aux personnes ; on les accompagne ! »
Sitôt posées ces fondations du travail social, l’équipe de Montrouge évoque ses particularités. Ici, les trois diplômes d’Etat se préparent en même temps qu’une licence universitaire : les partenaires de Paris 13 viendront donc cet après-midi présenter leurs cursus. Et puisque l’institut mise sur les « médiations créatives », trois jours d’atelier d’écriture sont prévus pour la semaine prochaine – avec « pique-nique géant » à la clé.


Exclusivement des femmes

Mais dans l’immédiat, chacun part enfin découvrir sa filière. Les futures assistantes sociales, pour leur part, sont quarante - exclusivement des femmes. Elles sont reçues par leur responsable, Isabelle Tiret, qui les exhorte à la curiosité, ainsi qu’à la « confiance ». « La formation va vous y aider », promet-elle. En attendant, les questions pratiques s’enchaînent : leur répartition en trois groupes, la recherche des stages à engager, les règles des gratifications, le choix du sujet de mémoire, les retards et les absences… Sans oublier la rentrée scolaire des enfants à assurer lundi matin, pour une poignée d’étudiantes. « Exceptionnellement, vous pourrez arriver plus tard », concilie Isabelle Tiret.
Le programme de la matinée est épuisé. Pas les motivations des étudiantes. « J’ai toujours fait du bénévolat, à la Croix-Rouge, de l’aide aux devoirs, des lettres aux prisonniers », énumère Raphaëlle, une mère de 35 ans. « Démêler les problèmes des gens et leur trouver des solutions, j’ai toujours fait ça ! » A ses côtés, Mélocy, 30 ans, déjà diplômée comme aide médico-psychologique (AMP), évoque sa propre « mère, qui a beaucoup eu recours aux assistantes sociales, et n’en disait que du bien » : « Désormais je suis la mascotte de la famille ! » Quant à Jeanne, 22 ans, après sa licence en sociologie, elle compte bien « se rendre utile », de préférence en polyvalence. Les aspirantes au service social ont bien quelques craintes -  des « frustrations, dues au manque de moyens », ou encore de « l’ampleur, paraît-il, des tâches administratives ». Mais comme d‘autres, Amandine, 27 ans, n’a plus qu’une hâte : « Rentrer dans le vif du sujet ! ».


Auteur : Olivier Bonnin
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