Dans le régime général de la Sécurité sociale, la pension de vieillesse au taux plein est assortie, le cas échéant, d'une majoration permettant de porter cette prestation, lors de sa liquidation, à un montant minimum. Ce montant minimum, ou « minimum contributif », est majoré au titre des périodes ayant donné lieu à cotisations à la charge de l'assuré, l'objectif étant de « favoriser » les salariés ayant eu de bas salaires et une longue carrière.
Le minimum contributif est ainsi majoré au titre des périodes ayant donné lieu à cotisation à la charge de l'assuré : périodes de cotisations à l'assurance vieillesse obligatoire, périodes d'assurance volontaire vieillesse, rachat de cotisations, versement pour la retraite au titre du taux et de la durée d'assurance...
Au 1er septembre 2008, le montant annuel du minimum contributif est fixé à 7013,87 € (soit 584,48 € /mois) et le montant annuel majoré au titre des périodes cotisées est porté à 7 664,23 € (soit 638,68 € /mois).
Le minimum et la majoration peuvent être servis entiers ou réduits proportionnellement au nombre de trimestres de l'assuré.
Pour bénéficier de ce minimum contributif, il faut impérativement que la retraite ait été calculée au taux de 50 % ; si la retraite est demandée entre 60 et 65 ans sans que l'intéressé puisse prétendre au taux plein, celui-ci ne pourra jamais obtenir le minimum contributif, la retraite étant calculée définitivement à un taux minoré (moins de 50 %).