Guide-familial.fr : Le contrat de professionnalisation rencontre le succès
VOTRE SÉLECTION
Vous pouvez mémoriser les informations que vous souhaitez retrouver rapidement dans votre espace personnel

 

Emploi - Retraite

Au sommaire

Accueil > Emploi - Retraite > Le contrat de professionnalisation rencontre le succès

Le contrat de professionnalisation rencontre le succès

(09/03/2018)

En 2016, le contrat de professionnalisation a connu un bond en avant avec près de 200 000 embauches. Pour sept bénéficiaires sur dix, celui-ci prépare à un diplôme d'État ou à un titre à finalité professionnelle. Trois quarts des personnes sont en emploi six mois après leur sortie du dispositif. Lequel profite surtout à des bac + 2.


Voilà un chiffre fourni par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) qui témoigne d'une reprise (relative) de l'activité économique ! En 2016, le nombre de contrats de professionnalisation a connu une augmentation record de plus de 5 % avec 195 300 embauches. Ce bon résultat fait suite à un premier chiffre encourageant en 2015 (+ 2 %). Rappelons que le contrat de professionnalisation vise à permettre à des jeunes de 16 à 25 ans, mais aussi à des demandeurs d'emploi ou des bénéficiaires de minima sociaux (RSA, AAH) ou du contrat unique d'insertion (CUI), d'acquérir une qualification professionnelle, initiale ou complémentaire.


Boom dans les petites entreprises


La hausse des contrats est très significative, supérieure à 15 %, dans la construction et dans l'industrie chimique et pharmaceutique. Le tertiaire, qui représente 80 % des nouveaux contrats, enregistre une hausse correspondant à la moyenne. Les embauches ont été particulièrement nombreuses dans les entreprises de moins de 5 salariés (+ 15 %) et dans celles de 50 à 250 salariés (+ 8,3 %). Reste que ce sont les entreprises de plus de 250 salariés qui recrutent le plus grand nombre de contrats de professionnalisation.


Une moitié de bac + 2


Avant leur embauche dans ce type de contrat, un tiers des bénéficiaires était scolarisé, un petit tiers en recherche d'emploi, le dernier tiers se répartissant entre les salariés, les emplois aidés et la formation professionnelle. Le profil des personnes en contrat de professionnalisation est de plus en plus diplômé : près de la moitié d'entre elles ont un niveau bac + 2. En termes d'âge, l'incitation financière à embaucher des personnes de plus de 45 ans reste, pour l'instant, assez peu suivie d'effets. Elles ne sont que 3 % à être dans cette tranche d'âge. En revanche, la classe des 26-44 ans est en constante progression : « En 2016, le nombre de personnes de 26 ans ou plus qui ont été embauchées en contrat de professionnalisation a davantage augmenté (+ 7,3 %) que celui des plus jeunes (+ 4,4 %) », note la Dares. Il n'en reste pas moins que trois quarts des embauches concernent la tranche d'âge des 16-25 ans.


Des débouchés intéressants


Sur quoi débouche le contrat de professionnalisation ? Dans trois quarts des cas, la formation prépare à un diplôme ou un titre à finalité professionnelle reconnu par l'État. La proportion est beaucoup plus importante pour les jeunes sortant de scolarité. Parmi le dernier quart, une moitié des embauchés (soit un sur huit) obtient un certificat de qualification professionnelle (CQP) reconnu par les branches pour « attester la maîtrise des compétences liées à un métier ».

Moins de CDI


D'année en année, la proportion de contrats à durée indéterminée régresse. Ils représentaient un tiers des contrats de professionnalisation en 2006 ; ils n'en concernent plus que 5 % en 2016. Si la durée des contrats reste stable (autour de 14 mois), celle des formations a tendance à croître légèrement pour s'établir à 600 heures en moyenne. Les formations reconnues par l'État sont en moyenne deux fois plus longues que celles conduisant à un CQP. De même, les personnes sortant de scolarité ont des formations plus longues que celles qui étaient auparavant à la recherche d'un emploi. À noter que la proportion de formations de moins de 200 heures a considérablement régressé.


Les trois quarts en emploi six mois plus tard


L'étude de la Dares s'intéresse également au devenir de ceux qui sont passés par un contrat de professionnalisation. Seul un bénéficiaire sur huit a vu son contrat arrêté avant son terme, que ce soit à l'initiative de l'employeur ou du salarié. Trois quarts des bénéficiaires d'un contrat en 2015 sont en emploi six mois plus tard. Environ 6 sur 10 sont restés chez le même employeur. Quid des 40 % restants ? Ils se répartissent à peu près équitablement entre ceux qui poursuivent l'alternance (par exemple via un contrat d'apprentissage) et ceux qui sont à la recherche d'un emploi.


Fort taux de satisfaction


Deux bénéficiaires sur trois se déclarent satisfaits de leur expérience de professionnalisation. Le contrat « a aussi permis, notamment pour les personnes en emploi six mois après leur sortie, de nouer des relations utiles pour trouver du travail (57 %) et d'obtenir une progression salariale (51 %) », relève l'étude.  

Plan du site | Liens utiles | Mentions légales / Cookies | Politique de confidentialité | Contactez-nous
Ajouter à mes favoris
http://www.guide-familial.fr/actualite-29288-I205-le-contrat-de-professionnalisation-rencontre-le-.html