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A Lyon, le service social revisité (1/3) : pas de rendez-vous pour les inconnus

(12/04/2018)

Après deux ans de préparatifs, à Lyon, les polyvalences viennent d’opérer une double mutation. Après que le service social du département a été repris par la métropole, il a été rejoint par celui du CCAS. Et en prime, un accueil sans rendez-vous a été institué… A Lyon 9, les assistants sociaux semblent s’adapter.
   
Guadeloupe, Martinique, ou Tahiti ? A la « maison de la métropole pour les solidarités » du quartier de Vaise, à Lyon, une fois passée la borne d’accueil (photo), les nouveaux-venus ont désormais plusieurs destinations en option. Ici, les îles antillaises désignent deux salles dédiées à « l’accueil inconditionnel social » (AIS). Quant à la polynésienne, au fond du couloir, elle abrite « l’accueil inconditionnel administratif » (AIA).
Dans les premières, les habitants du 9e arrondissement peuvent être reçus par une assistante sociale – par exemple pour trouver une aide à domicile, financer une caution locative, ou calculer un quotient familial… Dans la dernière, ils trouveront une « aide médico-sociale » - en mesure de réaliser leur domiciliation, les informer sur le RSA, ou compléter une demande de CMU.
Et derrière ce partage des tâches, instauré en février, se cache un autre chamboulement de taille : dans ces trois salles, désormais, les professionnels reçoivent sans rendez-vous. Les assistantes sociales, depuis mi-2017, s’y mettent à la disposition des riverains inconnus du service, mais aussi des usagers qui ne peuvent attendre un rendez-vous avec leur référent habituel. Plus loin, un collègue est aussi d’astreinte pour faire face aux urgences - des violences conjugales aux enfants en danger. Néanmoins, avec les habitants déjà connus, les accompagnements sociaux au long cours se font toujours sur rendez-vous.
La semaine est donc rythmée, dans ce service social repris en 2015 par la métropole de Lyon au département du Rhône. Chaque semaine, un travailleur social consacre « une demi-journée à l’AIS, deux autres à l’accueil sur rendez-vous, et une journée à l’astreinte », détaille la cadre Pépita Valadès. Le reste du temps est dévolu au traitement des dossiers ou aux visites à domicile.


Craintes

Il a fallu près de deux ans pour peaufiner ce nouveau schéma, étendu à tous les arrondissements de Lyon. « Nous devions définir ce qui relevait de l’astreinte, ou de l’accueil inconditionnel », rapporte Pépita Valadès. « Et les travailleurs sociaux pouvaient avoir des craintes… Mais ils ont intégré l’intérêt pour l’usager. » Directrice générale déléguée de la métropole, Anne-Camille Veydarier y retrouve d’ailleurs le service social de ses débuts : « J’adorais les accueils sans rendez-vous, on ne savait jamais ce qu’on allait faire ! »
Pour sa part, l’assistante sociale Audrey Laurent avait d’abord redouté « une foire d’empoigne » dans la salle d’attente. Désormais elle apprécie ces premiers accueils, où elle « oriente vers les partenaires, donne rendez-vous, informe », sans jamais traiter de dossier, sauf urgence. « Au fond, ne faire que ça me conviendrait : après vingt ans de métier, je me sens essoufflée par l’accompagnement. »
Enfin, les assistants sociaux de la métropole ont pu trouver des collègues pour les rassurer. Leurs correspondants des CCAS, eux, pratiquaient déjà l’accueil sans rendez-vous. Or en février, ils sont tous venus s’installer dans leurs locaux.

 

(à suivre : Commune et département logés à la même enseigne)


Auteur : Olivier Bonnin
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