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Vieillesse - dépendance

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La Cnav s'intéresse au rôle de l'activité physique dans la prévention du vieillissement

(31/07/2018)

« Enjeu majeur pour les sociétés occidentales », le vieillissement de la population donne lieu à « des projections plus ou moins alarmistes sur les problèmes économiques et sociaux qu'il est susceptible d'engendrer ». Parmi ceux-ci, la santé occupe une place primordiale, rappelle le dernier numéro de la revue de la Cnav « Gérontologie et société », qui se penche sur le rôle de l'activité physique dans la prévention de la dépendance.


« Depuis une vingtaine d'années, l'activité physique est envisagée comme un outil central de prévention des effets délétères du vieillissement, tout en étant conçue comme un élément fondamental du bien-être », soulignent les deux sociologues auteures de l'avant-propos de cette publication de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Cécile Collinet et Emmanuelle Tulle.


De nombreux travaux ont en effet été réalisés sur cette question, qu'ils soient quantitatifs - sur le profil des pratiquants sportifs, par exemple - ou plus qualitatifs - sur le rapport au corps de la personne vieillissante, en lien avec le milieu social ou le milieu de vie, sur la place de l'activité physique dans les politiques nationales ou internationales de prévention, ou encore sur « certains acteurs clés de la prise en charge de l'activité physique de personnes âgées ».


Évolution des pratiques en Ehpad


Ce foisonnement de travaux a suscité la parution de ce numéro thématique de « Gérontologie et société », qui est apparu « nécessaire pour rendre compte des recherches dans ce domaine » et qui comprend une douzaine de contributions couvrant différentes approches. Elles sont réparties en deux parties portant, l'une sur les politiques de prévention du vieillissement et les dispositifs de prise en charge, plus institutionnelle et, l'autre, sur le fait de s'engager dans une activité physique lorsque l'on avance en âge, plus axée sur les parcours de vie des personnes.


Parmi ces articles, figure notamment une petite étude historique concrète sur l'évolution de l'activité corporelle en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), à partir de récits de vie, observations de séances, etc., récoltés entre 1985 et 2013.


D'une activité occupationnelle à la prévention des chutes


« Si les premières constructions de logements-foyers datent de 1966, l’activité corporelle, appelée encore " gymnastique ", dans ces établissements a émergé principalement dans la seconde moitié des années 1980 », résume notamment l'auteure de ces lignes, Raymonde Feillet, socio-anthropologue.


L'allongement de la durée de vie en bonne santé favorise en effet un glissement de la vieillesse à la dépendance, et à la prévention de celle-ci. Mais il s'agit alors encore, essentiellement, « d'occuper les résidents, d'éviter l'ennui », dans le cadre de « séances récréatives » animées par des personnels de service ou des aides-soignants, mais qui peuvent se révéler décevantes ou dépourvues de sens pour les résidents, certains leur reprochant un aspect infantilisant.


À la fin des années 1990, commence à se développer « une éducation du corps visant le maintien de l’autonomie ». À l'époque, contrairement à la décennie précédente, arrive dans les maisons de retraites médicalisées toute une génération de personnes ayant « pratiqué des activités physiques d’entretien et/ou sportives durant leur vie ».


Le poids du bien-être social dans la motivation


Dans les années 2000, le lien est fait entre le risque élevé de chute en institution et la pratique régulière de la marche ou de toute autre activité physique pour le réduire. Cette prise de conscience s'accompagne du développement de spécialités professionnelles (éducateurs sportifs spécialisés). « L'exercice du corps, le travail de l'équilibre et le renforcement des jambes apparaissent comme des points forts pouvant redonner confiance en son corps », rapporte encore cet article, qui n'occulte pas, cependant, l'ambivalence à un âge (très) avancé de la recherche du « mieux vivre » par l'exercice physique, ce dernier pouvant aussi révéler les faiblesses…


Cette dimension est notamment explorée dans la seconde partie de l'ouvrage, qui aborde la motivation des personnes âgées à pratiquer une activité physique et l'adaptation de cette dernière. Les motifs d'adhésion chez des seniors atteints de maladies chroniques font en particulier l'objet d'un article basé sur un programme mené en région Provence-Alpes-Côte-D’azur (Paca), qui a mis en évidence que, chez ces personnes en ALD, « si on vient [dans cette activité] pour la santé physique, on y reste pour le bien-être, notamment social » (partage de lien social, absence de compétition, cadre bienveillant et sûr).


Auteur : Anne Simonot
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