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Les prestations sociales fixées pour 2019

(02/10/2018)

Gouvernement

Le Gouvernement vient de révéler ses choix pour les prochains budgets de l’État et de la Sécurité sociale. D’un côté, il accorde des revalorisations exceptionnelles pour l’AAH, le minimum vieillesse et la prime d’activité. De l’autre, il fait perdre du pouvoir d’achat à plusieurs autres allocations.

Le budget nouveau est arrivé ! Avec l’automne, le Gouvernement peut dévoiler ses comptes pour l’année à venir, non seulement pour l’État, mais aussi pour la Sécurité sociale. Et, dans la colonne des dépenses de 2019, peuvent être notées quelques évolutions de taille pour les prestations sociales - dans le « projet de loi de finances » (PLF) aussi bien que dans le « projet de loi de financement de la Sécurité sociale » (PLFSS).

 

Concentrer les revalorisations


Le Gouvernement le résume ainsi en présentant ce dernier budget : il a fait « le choix de modérer la progression des dépenses sociales en revalorisant à 0,3 % en 2019 et en 2020 » nombre d’allocations sociales. Cela ne permettra donc pas de rattraper la hausse des prix, prévue à 1,7 % selon la Banque de France. Mais ainsi le Gouvernement pourra-t-il concentrer ses revalorisations sur deux types de prestations : celles aidant les « plus fragiles » et celles visant « l’insertion dans l’activité ».

 

Trois priorités

 

Des « revalorisations exceptionnelles » de plus de 4 % sont en effet engagées, comme prévu, pour le minimum vieillesse et pour l’AAH. Concrètement, le premier doit ainsi être porté, dès le 1er janvier, à 868 € par mois pour une personne seule – soit 35 € de plus. Quant à la seconde, qui doit augmenter de 41 € ce 1er novembre, elle gagnera encore 40 € fin 2019, pour atteindre 900 €. À ce propos, les familles ayant un enfant handicapé doivent voir le complément de mode de garde majoré de 30 % l’an prochain.
La priorité est également accordée à la prime d’activité, comme prévu dans la stratégie contre la pauvreté. Cet automne déjà, la prestation doit être revalorisée de 20 € par mois. Et, à partir de 2019, elle fera l’objet de bonifications annuelles, allant jusqu’au « montant maximal de 20 € au niveau du Smic ». Au mieux, son augmentation pourra finalement totaliser 80 € en 2021.

Enfin, au-delà de ces priorités, le Gouvernement  accorde une hausse proche de l’inflation pour certains minima sociaux : l’ASS et le RSA doivent ainsi augmenter de 1,5 %. Avec ce dernier sera aussi mise en œuvre l’an prochain, pour 300 000 allocataires, une « garantie d’activité » combinant  « accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi », comme annoncé en septembre.


Promesses

 

Des mesures pour l’accès aux soins doivent aussi se concrétiser à travers ces budgets. En attendant une prise en charge à 100 % de certains soins dentaires, optiques, et en audiologie, en 2021, de premières baisses de coûts vont être mises en œuvre l’an prochain. Par ailleurs, en novembre 2019, doivent être fusionnées la CMU-C et l’ACS, en vue de faciliter le recours à ces droits.
Enfin une promesse de campagne de 2017 trouve une première traduction dans ce budget avec les APL : elles « seront désormais calculées, à partir du printemps 2019, sur la base des revenus de l’année en cours et non plus sur ceux perçus deux ans auparavant comme c’était le cas jusqu’à présent ». À terme, ce délai raccourci devra s’appliquer à toutes les prestations sociales conditionnées aux ressources.


Source : Gouvernement
Auteur : Olivier Bonnin (photo : © Fotolia)
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