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Une assistante sociale ouvre les portes de la Protection judiciaire de la jeunesse

(23/10/2018)

La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ouvrait ses portes le 18 octobre pour faire connaître la diversité de son travail éducatif avec des mineurs sous main de justice. L'occasion d'en savoir plus sur l'exercice du métier d'assistant de service social dans ce contexte particulier.


Les visiteurs étaient nombreux en ce début d'après-midi dans les locaux parisiens de l'Unité éducative de milieu ouvert (UEMO) Bastille, où une exposition et deux tables-rondes étaient proposées. « Partenaires, élus, étudiants, associations ne savent pas toujours ce qu'on fait de l'intérieur, c'est important de déconstruire les représentations », justifiait Sylvie Vella, directrice territoriale de la PJJ de Paris.

 

Palette d'outils

« Notre palette d'outils est large : nous avons des actions de prévention en collège, nos unités éducatives d'activités de jour proposent des ateliers de pré-qualification et de découverte des métiers, nous avons aussi des dispositifs avec les missions locales. » La PJJ suit ainsi 140 000 jeunes de 13 à 21 ans, auteurs d'une infraction pénale et concernés par une mesure judiciaire - d'investigation, d'assistance éducative, ou de contrôle judiciaire par exemple - le plus souvent en milieu ouvert.

 

Equipe pluridisciplinaire
Dans les UEMO, l'accompagnement du jeune et de sa famille est assuré par des équipes pluridisciplinaires, composées notamment d’assistants sociaux. « L'éducateur référent, qui est le chef de file, s'appuie sur deux personnels ressources - psychologue et assistant de service social - pour démêler certaines problématiques, notamment scolaires, de conflit familial, d'addictions ou d'hébergement, soulevées par le passage à l'acte », explique Daniela De Castro, assistante sociale à l'UEMO Bastille. « Une de mes missions est de concourir à l'action éducative en déchargeant l'éducateur de ces problématiques particulières et en mobilisant des partenaires. »


Investigation
En outre, dans le cadre du suivi socio-judiciaire, l'équipe fait un rapport et des préconisations au magistrat avant le passage en jugement du jeune : « Ma mission principale, soit la moitié de mon travail, est la mise en œuvre des mesures d'investigation ordonnées par le juge », poursuit-elle. « Je fais une visite à domicile pour rencontrer le jeune et sa famille, et évaluer en équipe la personnalité du jeune et sa situation familiale et sociale. » Enfin, le troisième axe de son travail est d'anticiper le passage à la majorité en réalisant des démarches liées à l'état civil, la couverture sociale, ou l'hébergement.


Fibre éducative
Son principal support de travail est l'entretien - à domicile, en prison, sur le lieu de placement - souvent en binôme avec l'éducateur référent. « Avec une approche un peu systémique pour l'entretien familial, où chacun s'exprime sur la situation de conflit. » La spécificité du travail d'ASS à la PJJ est ce lien direct avec le judiciaire, marqué par la présence aux audiences. D'autres exigences sont à noter : « Il faut être solide dans son positionnement au sein de l'équipe, pour travailler en complémentarité avec les éducateurs, amener un autre point de vue », estime Daniela De Castro. « Il faut aussi avoir la fibre éducative, mais le public adolescent est très stimulant, parce que tout est encore possible. » La PJJ emploie 251 assistantes sociales au niveau national.


Auteur : Mariette Kammerer
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