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Quand les CCAS envoient leurs assistantes sociales à l'école

(04/04/2019)

Dans une dizaine de villes en France, les centres communaux d’action sociale (CCAS) envoient des travailleurs sociaux en mission au sein des écoles maternelles et primaires. L’objectif : prévenir les risques liés à la précarité. Exemple à Nanterre (Hauts-de-Seine), avec l’assistante sociale Isabelle Markovic.


À Nanterre, des directeurs d'école partageaient ce constat, voilà plus de trente ans : les enfants vivant dans la précarité ont plus de difficultés d'apprentissage, et il était donc regrettable que les postes de travailleurs sociaux se raréfient dans l'Éducation nationale. « En réponse, la ville a instauré, en 1986, à l'échelle du CCAS, le dispositif facultatif d'action sociale en milieu scolaire », retrace Isabelle Markovic, assistante sociale, l'une des neuf travailleurs sociaux du service. L'objectif est de les positionner en prévention auprès des enfants de 2 à 11 ans des écoles publiques de la ville. Souvent encore, en milieu scolaire, ce n’est qu’à partir du collège que les élèves ont directement accès à une assistante sociale, missionnée par l'Éducation nationale.


Un bureau à l'école
Les travailleurs sociaux du service interviennent chacun dans deux ou trois groupes scolaires, recevant dans leur propre bureau dans chaque établissement. « Avoir un bureau à l'école permet la proximité avec l'équipe éducative qui va orienter vers nous les familles en difficulté. Les enseignants installent de la confiance, là où il peut y avoir de la méfiance vis-à-vis des travailleurs sociaux », se félicite Isabelle Markovic. Une fois ce contact établi, la professionnelle apprécie « d'avoir du temps à accorder à chaque famille ». « J'ai exercé comme assistante sociale en polyvalence de secteur et le rythme des permanences était une source de frustration », compare-t-elle.


Du soutien scolaire au soutien à la parentalité
Les professionnels s'assurent que les familles ont accès à l'ensemble des prestations scolaires, extra-scolaires, de santé, de loisirs ou encore de vacances - « tout ce qui peut favoriser le bien-être de l'enfant et, par ricochet, de sa famille », commente Isabelle Markovic. À cette mission centrale s'ajoutent des actions de soutien scolaire, notamment en partenariat avec l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), ainsi que des actions de soutien à la fonction parentale. « Également, nous pouvons intervenir dans le cadre de la protection de l'enfance, avec le conseil départemental. Il peut ainsi nous arriver de rédiger des informations préoccupantes ou aider l'école à le faire », ajoute-t-elle.


De plus en plus d'actions collectives
Le service tend à développer des actions collectives pour les enfants et leurs parents. Par exemple, Isabelle Markovic anime un atelier « communication » dédié aux CM1/CM2 d'une école située en réseau d'éducation prioritaire en collaboration avec l'assistante sociale du collège du secteur, facilitant ainsi leur passage en 6e.

Après quinze ans d'expérience, elle constate qu'il devient « plus difficile d'amener les familles à accepter un accompagnement concernant les problématiques éducatives ». Au premier poste, elle relève une aggravation de la précarisation. « J'interviens auprès d'une classe de non-francophones dont les familles sont souvent sans papiers. Pour ces élèves, notre travail va au-delà de notre mission initiale et prend le pas sur les questions éducatives », regrette-t-elle.


Auteur : Sophie Le Gall
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