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Aide-sociale.fr, une start-up qui mise sur l’accès aux droits

(15/04/2019)

Plutôt qu’aller rencontrer un assistant social, il est désormais possible d’évaluer ses droits aux aides sociales sur des sites Internet, à but commercial. Exemple avec aide-sociale.fr et son nouveau simulateur, qui teste plus de 200 prestations… pas toujours avec la fiabilité d’un travailleur social.

Essayez de taper « obtenir aides sociales » sur Google : le site « aide-sociale.fr » arrive en cinquième position. « APL » ? Quatrième place. « Demander RSA » ? La plateforme se hisse au sixième rang. Lorsqu’un particulier veut s’informer sur les prestations sociales, désormais, les moteurs de recherche proposent volontiers ce site commercial - à côté du très officiel « service-public.fr », du classique « caf.fr », ou du simulateur lancé par l’État « mes-aides.gouv.fr ».

 
Une moindre rigueur

Or si cette plateforme privée se distingue par des publicités, elle se démarque aussi, parfois, par une moindre rigueur. Ainsi, pour informer sur le RSA, elle propose une page sur le RSA « socle », expression devenue anachronique depuis que l’autre RSA, dit « activité », a laissé place en 2016 à la prime d’activité. « Oui, mais ce terme est resté dans l’esprit des gens », justifie le fondateur Johan Hallef... Or pour placer son site en bonne position sur les moteurs de recherche, mieux vaut y employer des expressions couramment demandées sur Google.
De même, avec le simulateur en ligne, qui vient d’être remis à jour avec pas moins de 200 aides sociales, certains résultats peuvent surprendre. Testez-le, par exemple, avec un revenu mensuel de 2 500 euros : le site énonce, parmi les « aides sociales auxquelles vous pouvez prétendre », la… prime d’activité. Ce résultat, certes, n’est donné qu’à « titre indicatif », sur la base d’une vingtaine de questions seulement. « Il en faudrait plus pour calculer le droit à la prime d’activité ! Et, cela rendrait le questionnaire indigeste », explique encore Johan Haleff. « Nous avons donc fait le choix, effectivement discutable, d’indiquer la prime d’activité pour tous les salariés. » Au risque de leur donner de faux espoirs ? « On préfère la faire connaître, compte tenu de son taux de non-recours important. »

 

Guider dans le labyrinthe

Car tel est l’objectif affiché de ce chef d’entreprise de 37 ans : « Rendre les démarches administratives moins indigestes, et faire connaître au grand public toutes les aides qui existent. » Formé en école de commerce, Johan Haleff a lui-même connu le chômage, avant de travailler en association d’insertion, et d’y découvrir le labyrinthe des prestations sociales. Son site, selon lui, devait y guider, de manière plus didactique que service-public.fr, et plus exhaustive que mes-aides.gouv.fr.
Et s’il a d’abord créé la plateforme bénévolement, sa start-up compte maintenant cinq salariés permanents et revendique près d’un million de visiteurs uniques par mois. Le projet a même été décliné en plusieurs autres sites, avec primeactivite.fr, allocation-chomage.fr ou prime-noel.org.
Mais de quoi peut donc vivre cette entreprise ? Les adresses de courriel collectées par le simulateur seraient-elles donc rémunératrices ? « Nous n’en faisons aucune utilisation commerciale », promet Johan Haleff. Les publicités sur ses sites suffiraient à rémunérer la petite start-up bretonne. Les assistants sociaux peuvent donc s’habituer à un nouvel intervenant.


Auteur : Olivier Bonnin (texte et photo)
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