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Effet positif de la Garantie jeunes sur l'emploi des bénéficiaires

(06/05/2019)

Cinq ans après la mise en place de la Garantie jeunes, la Dares en tire un bilan plutôt positif. Grâce à ce dispositif - qui atteint le public cible -, le taux d'emploi de ses bénéficiaires aurait augmenté de 10 points après 11 mois dans celui-ci. Un effet perdurant pendant quelques mois. Néanmoins, le niveau de revenus des jeunes reste constant avant et après l'accompagnement.

Décidément, la Garantie jeunes est analysée sous tous les angles. Après un rapport daté de février 2018 passant en revue l'atteinte de la cible, l'incidence du dispositif sur les missions locales et ses effets sur ses bénéficiaires, ainsi qu'une étude ethnographique des jeunes bénéficiant du dispositif dévoilée en octobre dernier, la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) consacre une de ses « analyses » d'avril 2019 au bilan de la Garantie jeunes après cinq ans de mise en œuvre.

Entre octobre 2013 (date de sa mise en place) et juillet 2018, 229 000 jeunes ont bénéficié de cette mesure, qui est devenue « un droit » pour les jeunes éligibles à compter de sa généralisation en 2017. Pour mémoire, le plan pauvreté prévoit que sur la période 2018-2022, 500 000 jeunes doivent avoir bénéficié de la Garantie jeunes.

Profil des bénéficiaires, accompagnement, insertion professionnelle, conditions de vie : l'analyse de la Dares semble faire le tour de la question.

La Garantie jeunes atteint sa cible

La Garantie jeunes s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont « ni en emploi, ni en études, ni en formation » (« Neet » pour « Not in Employment, Education or Training ») et qui se trouvent en situation de précarité financière. Elle combine accompagnement par une mission locale, mise en situation de travail et allocation pendant une durée initiale d'un an (renouvellement possible de six mois maximum). Et, il semble bien que le profil des personnes bénéficiant effectivement de ce dispositif corresponde à ces critères.

Isolement (de « nombreux » jeunes sont en rupture avec leur famille), problèmes de logement (6 % étaient dans une situation de logement instable ou sans abri), manque d'argent... à leur entrée dans le dispositif, les bénéficiaires de la Garantie jeunes sont en situation économique et sociale précaire.

Profil des jeunes

Les bénéficiaires sont 24 % à résider dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (ou dans une ancienne zone urbaine sensible - ZUS). 7 % sont de nationalité étrangère.

Ils sont peu diplômés, près de la moitié d'entre eux n'ayant pas validé une formation au moins équivalente au CAP-BEP. Et ils sont nombreux à avoir arrêté tôt leurs études : un sur cinq à 16 ans ou avant, les deux-tiers à 18 ans ou avant.

Enseignement intéressant : les problèmes de mobilité sont le plus souvent cités (22 %) par les jeunes comme principale difficulté pour trouver un emploi. Pourtant, 89 % déclarent avoir accès aux transports en commun à proximité. En revanche, seuls 30 % ont leur permis de conduire à leur entrée dans le dispositif.

Accompagnement

L'accompagnement des jeunes - assuré par les missions locales - débute par une phase collective (de 4 à 6 semaines), qui est l'occasion de créer « une dynamique et une coopération entre les jeunes (partage d'informations, de réseaux, entraide, etc.). » Puis, il devient principalement individuel : en moyenne, chaque jeune est reçu une fois par mois en entretien individuel (deux fois plus que dans le cadre du contrat d'insertion dans la vie sociale - Civis).

En moyenne, les jeunes sont accompagnés pendant 11 mois. Un sur cinq sort du dispositif de façon anticipée (au bout de 7,5 mois en moyenne) : soit parce qu'il n'a pas respecté ses engagements (la moitié des cas), soit parce qu'il abandonne le dispositif (22 %).

Allocation

Pendant la Garantie jeunes, le bénéficiaire touche une allocation dont le montant diminue en fonction - surtout - de l'augmentation des autres revenus, tirés de l'emploi en particulier (montant maximal au début de l'accompagnement de 484,82 € par mois au 1er avril 2018). Sur toute la durée de l'accompagnement, les jeunes ont reçu en moyenne 3 900 €.

La moitié des bénéficiaires - seulement - déclarent que leur niveau de vie s'est amélioré depuis l'entrée dans le dispositif ; la majorité des jeunes continuant à être dans une « situation financière difficile », malgré le bénéfice du dispositif.

Accès à l'emploi

Au cours de la Garantie jeunes, l'emploi des jeunes progresse : après deux mois, ils sont 12 % à avoir travaillé tout le mois, un taux passant à 31 % à la fin de la période d'accompagnement et continuant à progresser « durant les quelques mois qui suivent la sortie du dispositif ». Ainsi, 19 mois après l'entrée, ils sont 49 % à être en emploi.

Voulant aller au fond des choses, la Dares a cherché « à apprécier ce qu'aurait été le devenir de ces jeunes sans la Garantie jeunes ». Selon ses estimations, ce dispositif a augmenté d'environ 10 points le taux d'emploi des bénéficiaires 11 mois après leur entrée dans la Garantie jeunes.

Impact mitigé sur le niveau de vie

Malgré cela, à la sortie du dispositif, le niveau de revenus des bénéficiaires est du même ordre de grandeur qu'à son entrée (environ 645 €), les sources de revenu ayant toutefois évolué (salaire et non plus allocation). 32 % des jeunes déclarent y « arriver difficilement financièrement » après l'accompagnement contre 27 % pendant.

Parallèlement, les bénéficiaires ont gagné en autonomie en termes de logement et de mobilité (passage du permis de conduire).

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