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Coup de pouce aux Points accueil et écoute jeunes

(23/05/2019)

Afin de renforcer l'activité des Points accueil et écoute jeunes (PAEJ), le Gouvernement leur alloue 4 millions d'euros supplémentaires par an. Pour 2019, cette enveloppe doit bénéficier en priorité aux structures en grande difficulté répondant aux besoins du territoire. Ce soutien financier doit s'accompagner d'un renforcement des partenariats avec les acteurs locaux.

Les Points accueil et écoute jeunes (PAEJ) offrent un service d'accueil, de soutien et d'orientation des jeunes âgés de 12 à 25 ans en situation de mal-être et de souffrance. Ils constituent des appuis essentiels pour favoriser leur autonomie et leur insertion sociale et professionnelle. Ils permettent de répondre à de nombreux enjeux en termes de prévention et d'accompagnement des jeunes et des familles : bien-être, santé physique et psychique, soutien à la parentalité...

Un outil de la lutte anti-pauvreté

S'inscrivant dans les engagements portés par la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté 2018-2022, le Gouvernement a décidé d'allouer 4 millions d'euros supplémentaires par an aux PAEJ. Ces crédits complémentaires doivent leur permettre de conforter leurs missions (repérage des difficultés des jeunes, accompagnement vers une « insertion au sens large »...) et renforcer leur activité. L'octroi de ces moyens financiers doit s'accompagner d'un travail d'animation et de partenariat avec les acteurs institutionnels du territoire.


Une instruction du 18 avril 2019, à destination des préfets de région et de département, précise les enjeux auxquels répond ce soutien financier et qui doivent guider leur programmation budgétaire, ainsi que les éléments nécessaires au renforcement de la gouvernance du réseau.

Renforcer les PAEJ fragiles

Le premier enjeu de ce financement supplémentaire est la consolidation des PAEJ en grande difficulté. Les préfets doivent identifier les structures rencontrant les difficultés les plus importantes et analyser leur situation autour de points prédéfinis (le PAEJ répond-il à un besoin non pourvu par d'autres structures sur le territoire ? S'inscrit-il dans les politiques locales ? Etc.). Si le PAEJ en difficulté répond bien aux besoins des jeunes et propose une offre de service complémentaire aux structures existantes, il est éligible au financement supplémentaire. Le montant octroyé est précisé par l'instruction :

  • 25 000 € pour chaque structure « en grande difficulté » (avec un risque fort de fermeture) ;
  • 32 500 € pour chaque PAEJ cumulant deux autres difficultés structurelles (moins de cinq co-financeurs et moins de deux équivalents temps plein).

Solliciter les partenariats

Mais l'argent n'est pas tout : il faut analyser la situation du PAEJ de manière globale, « en tenant compte des ressources du territoire et des partenaires présents pour trouver d'éventuelles solutions permettant d'améliorer son fonctionnement » : sollicitation d'autres partenaires, mutualisation de certaines parties de l'activité avec d'autres structures, etc. Toutes les pistes de solutions permettant d'optimiser certains coûts pour pérenniser son modèle économique doivent être étudiées.

Renforcer le maillage territorial


Le second enjeu de ces financements supplémentaires est le développement de l'activité des PAEJ dans des zones non-couvertes dans lesquelles les besoins sont identifiés par les acteurs locaux. Si cet objectif doit être atteint d'ici 2022, il peut être mis en œuvre dès cette année, dans deux situations :

  • dès lors qu'aucun PAEJ n'est en activité dans la région (c'est seulement le cas en outre-mer) ;
  • les moyens alloués permettent de « stabiliser » la situation des PAEJ du territoire.

Il est nécessaire que les projets financés bénéficient du soutien et de l'engagement financier d'autres partenaires du territoire. Dans la mesure du possible, ils doivent s'appuyer sur des structures déjà existantes : créer une antenne d'un PAEJ existant ou adosser le PAEJ à des structures en lien avec les jeunes (maisons des adolescents, par exemple). Une attention particulière doit être portée à l'offre dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Renforcer la gouvernance

En complément des financements, les préfets doivent accompagner les structures dans leur connaissance des partenaires et leur visibilité auprès d'eux. L'objectif est de multiplier les co-financements, afin de structurer un modèle économique viable. L'un des leviers à activer est la gouvernance locale du réseau des PAEJ. Les comités de pilotage départemental des PAEJ ont ici un rôle important : l'instruction appelle les préfets à veiller à ce qu'ils se tiennent dans l'ensemble des départements.


Le texte évoque également la fonction de coordination régionale des PAEJ au sein du réseau, expérimentée en Occitanie, qui fournit notamment un appui et des conseils aux structures pour promouvoir les PAEJ comme « outil efficace de prévention et d'accompagnement des jeunes ».

Suivi de l'activité des PAEJ

Enfin, l'instruction présente, en annexe, un modèle de convention annuelle d'objectifs État-PAEJ, qui contient une série d'indicateurs permettant de mesurer l'activité des structures de manière homogène sur le territoire.


Source : Instruction n° DGCS/SD2B/2019/93 du 18 avril 2019
Auteur : Virginie Fleury, rédactrice spécialisée
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