Guide-familial.fr : Un « Point d’accès au droit » qui ouvre aussi aux droits sociaux (2/2)
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Un « Point d’accès au droit » qui ouvre aussi aux droits sociaux (2/2)

(20/04/2017)

A travers la France, quelque 1 300 « PAD » offrent leurs informations et leurs accompagnements juridiques, souvent précieux pour les usagers des services sociaux. Celui de Paris 13e cultive justement ses partenariats avec les travailleurs sociaux, pour lutter, conjointement, contre les exclusions. Rencontres.

Sur le boulevard Kellermann à Paris, le mois d’avril a mis les parcs en floraison, et le Point d’accès au droit (PAD) en pleine saison des expulsions. « Depuis mars, nous sommes fortement sollicités pour des recours au titre du Droit au logement opposable » (Dalo), explique la coordinatrice Anne Rohmer. « Avec la fin de la trêve hivernale, nombre de travailleurs sociaux conseillent cette procédure aux personnes menacées… » Et beaucoup indiquent à leurs usagers de se rendre ici-même, le mercredi, pour la permanence de l'Adil, qui les aidera dans leurs démarches.
Manifestement, dans le 13eme arrondissement, plus d’un assistant social a noté les coordonnées de ce lieu d’informations et d’accompagnements juridiques. « Le travail en réseau est très important dans le quartier », apprécie Anne Rohmer. Lorsque ce PAD a été ouvert en 2008 par l’association Droits d’urgence, pour le compte de la mairie de Paris, il s’est rapidement rapproché du service social départemental polyvalent, situé à deux pas, porte d’Italie. Puis une « coordination sociale des territoires » a été instituée par la ville, pour permettre aux agents de différents services sociaux de se rencontrer, avec leurs partenaires… « Et par exemple, chaque année je fais visiter notre PAD à une trentaine de nouveaux professionnels, qu’ils arrivent au centre d’action sociale de la ville, à l’aide sociale à l’enfance, ou encore en CAF », illustre Anne Rohmer. Elle peut alors leur détailler les aides proposées à l’accueil, puis en entretien par les professionnels de Droits d’urgence, du Défenseur des droits, ou d’une dizaine d’autres organisations.


Domicilier un SDF

Voilà comment, au fil du temps, les juristes du PAD et les travailleurs sociaux du 13eme ont appris à coopérer. A la fin de ses entretiens, Marie-Estelle Calmettes peut leur orienter certains de ses usagers, « par exemple pour intervenir face une dette de loyer, ou encore pour assurer la domiciliation d’un SDF ». Et en retour, « après avoir fait leur maximum, les assistants sociaux nous adressent souvent des personnes, notamment pour des questions de contentieux ». Près de 7 % des personnes reçues au PAD chaque année ont ainsi été orientées par les services sociaux – contre une petite moitié d’usagers connaissant déjà le local.
Le secret professionnel ne limite-t-il pas ces échanges ? « Nous n’avons plus ce barrage », répond Anne Rohmer. « Avec les années, un respect mutuel s’est créé. Nous savons que nous avons besoin de travailler ensemble, pour aider les personnes à se sortir de l’exclusion. »
Et le PAD soigne d’ailleurs ses partenariats bien au-delà des services sociaux. Au guichet d’accueil, une Thaïlandaise vient de s’installer, secondée d’une interprète. Anne Rohmer s’arrête. Elle écoute, et apostrophe l’accompagnante : « Vous ne seriez pas traductrice bénévole ? » Pas exactement, mais la francophone pourrait éventuellement l’aider à l’occasion. A deux pas du quartier asiatique, il manquait encore une interprète en thaï dans le réseau du PAD 13…

 

(lire notre premier épisode)


Auteur : Olivier Bonnin
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