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Insertion des publics en difficulté

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A Lyon, deux services sociaux en confluence

(24/11/2017)

Dix-huit « maisons de la métropole pour les solidarités » vont voir le jour, dans les neuf arrondissements lyonnais. Les usagers y trouveront réunis les services sociaux issus du département du Rhône, d’une part, et ceux du CCAS de Lyon, d’autre part. Des travailleurs sociaux craignent d’y perdre en proximité.

Entre Rhône et Saône, bientôt, les services sociaux départementaux et  communaux ne feront plus qu’un. Leur rapprochement est désormais engagé à Lyon, pour février 2018. La deuxième mégapole de France, il est vrai, était déjà un ovni administratif depuis janvier 2015. A cette date, les compétences sociales du département du Rhône avaient été intégralement reprises par la nouvelle métropole de Lyon, qui en avait été détachée. Et c’est cette collectivité, au statut unique en France, qui a voté le 20 novembre le rapprochement de ses « maisons de la métropole » avec les « antennes solidarités » du centre communal d’action social (CCAS) de sa ville centre, Lyon. La métropole et la commune, néanmoins, continueront d’exercer distinctement certaines de leurs missions sociales – avec, par exemple, la délivrance de l’APA pour la première, et l’aide au maintien à domicile pour la seconde.
Ces futures « maisons de la métropole pour les solidarités » auront pour principal intérêt de « simplifier le parcours de l’usager », explique Murielle Laurent, la vice-présidente de la métropole chargée de l’action sociale et éducative. Dans les neuf arrondissements, chaque Lyonnais pourra y trouver un interlocuteur unique, que ce soit pour une domiciliation ou un accompagnement au handicap par exemple. Après un accueil sans rendez-vous, pourra être désigné un référent social pour l’accompagner. « Nous mettons ainsi en œuvre le premier accueil social inconditionnel », remarque Murielle Laurent.
Mais l’intérêt n’est-il pas aussi économique ? « Nous maintenons les 300 agents de la ville et de la métropole », rétorque l’élue. Chacun d’eux a d’ailleurs été formé pour exercer les deux champs de compétences, et « leur rémunération sera très certainement amenée à augmenter ». En revanche il n’y aura plus que 18 lieux d’accueil, contre un total de 25 sites actuellement. Les locaux libérés « serviront à d’autres actions de la métropole », assure Murielle Laurent.


Massification des publics

Cette concentration, néanmoins, inquiète les salariés, à en croire Agnès Brenaud, élue CFDT à la métropole. « L’idée de réunir les réponses en un seul lieu paraît certes pertinente », convient cette assistante sociale. « Mais des agents qui travaillaient en petite équipe et en proximité s’inquiètent » d’une éventuelle massification de leurs publics. « Et comment des personnes en errance, venant au CCAS pour leur courrier, y côtoieront les autres usagers ? » En outre, la mise en place d’un accueil sans rendez-vous lui fait craindre une perte du temps disponible pour les accompagnements.
Ces inquiétudes, Murielle Laurent ne les partage pas. Des locaux ont justement été réorganisés pour « réguler les flux », souligne-t-elle, et du reste, « le croisement des publics peut leur permettre d’échanger sur leurs difficultés et de se sentir moins seuls ». Quant à l’accueil sans rendez-vous, « il ne prendra pas forcément plus de temps aux travailleurs sociaux », préjuge-t-elle. Il reste à le vérifier, dès ce mois de février.


Auteur : Olivier Bonnin (photo : © Fotolia)
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