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En psychiatrie, une assistante sociale auprès des jeunes hospitalisés

(26/10/2018)

À Toulouse, une unité de l'hôpital psychiatrique Gérard Marchant a été conçue spécialement pour les jeunes de 16 à 25 ans entrant dans la maladie. Au sein de l'équipe, une assistante sociale les accompagne dans leurs démarches, pour faciliter ce moment difficile et travailler sur la sortie de l'hôpital.

 

C'est un petit bâtiment situé derrière l'enceinte en brique rouge de l'hôpital psychiatrique Gérard Marchant, au sud de Toulouse. « Depuis 2011, l'unité propose une entrée en douceur dans les soins psychiatriques afin que l'hospitalisation soit la moins traumatisante possible », décrit Virginie Despouy, assistante de service social du Pavillon d'admission pour jeunes adultes (PAJA). « Car se retrouver hospitalisé pour la première fois à 16 ou 20 ans, souvent en urgence, dans un service adulte avec des patients dont la présentation, l'élocution et le comportement peuvent être altérés, peut être une première expérience effrayante. »

 

Vérifier les droits
Virginie Despouy travaille à mi-temps dans cette unité de douze lits. « Une de mes premières préoccupations est de vérifier les droits à la sécurité sociale et mutuelle des patients entrants, car il est très fréquent qu'ils ne soient pas ouverts », décrit-elle.

 

Préparer la sortie
L'hospitalisation peut durer de trois semaines à plusieurs mois. Quand leur état clinique s'améliore, Virginie Despouy prépare avec eux l'après, le retour vers l'extérieur. « Dettes, pile de courriers non ouverts : ils vont les récupérer afin que nous rétablissions leur situation socio-administrative et financière, pour qu'elle soit la plus assainie possible. » Le but : qu'ils puissent investir plus facilement leurs projets - professionnel, de formation, de vie - après la sortie. 

Le travail de lien avec les partenaires est essentiel, notamment avec les référents de l'aide sociale à l'enfance (ASE). « L'ASE a souvent une grande réticence à prendre en charge des jeunes en cas de troubles psychiatriques, à s'engager dans des mesures, ou à les maintenir. Or, il faut les deux, du social et du soin, car l'idée n'est pas de faire perdurer indéfiniment des hospitalisations de crise quand l'état clinique ne le nécessite plus. »

 

Un regard clinique
Virginie Despouy et l'éducatrice spécialisée sont les seules travailleuses sociales dans un monde de soignants : infirmiers, aides-soignants, cadre de santé, médecins, psychologue. Un travail d'équipe qu'elle apprécie. « J'ai un regard clinique mais avec un prisme différent : participer à évaluer ce que le patient pourra faire, comprendre, penser comme projet sur l'extérieur. Ce projet se construit ensuite avec lui en équipe pluridisciplinaire. Dans cette petite unité très bienveillante, où les familles sont associées, nous arrivons dans la majorité des cas à faire alliance avec le patient, ce qui est primordial pour passer le cap traumatique de l'hospitalisation. »

 

Rôle stratégique
La jeune assistante sociale de 34 ans avait pourtant soigneusement évité la psychiatrie pendant sa formation et une fois son diplôme en poche. « L'étrangeté peut bloquer a priori. Puis on change de regard, il y a une habituation aussi. Depuis six ans, j'ai évolué dans divers services. C'est un travail profondément enrichissant, très intense, dans lequel nous avons un rôle stratégique pour accompagner les personnes dans leurs projets de vie. »


Auteur : Laetitia Delhon (texte et photo)
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