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Hébergement des sans-abri : des effectifs en forte hausse

(15/02/2019)

La Drees rend publique une enquête auprès des établissements hébergeant des personnes en difficulté. Fin 2016, elles étaient plus de 132 000 à être dans ce cas. Un tiers des résidents ont moins de 18 ans. À noter que seulement 14 % des adultes hébergés ont un emploi. Et qu'une même proportion ne dispose d'aucune ressource.


D'année en année, le scénario a tendance à se reproduire. Alors que les places en hébergement sont de plus en plus nombreuses, elles ne sont pas de nature à répondre à l'ensemble des besoins. Une enquête de la Drees propose une photographie des divers modes d'hébergement et du public qui en bénéficie.

Les gros bataillons des CHRS et des CADA


Fin 2016, les 3 000 établissements proposaient un total de 140 000 places. Ces établissements recouvrent sept catégories différentes. La plus connue et la plus importante en nombre est celle des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) qui déploient un tiers des places. Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) hébergent quant à eux un quart des effectifs. Les autres structures que sont les centres d'hébergement d'urgence, les centres provisoires d'hébergement, les établissements d'accueil mère-enfant ou les maisons relais se partagent les miettes.

40 000 places nouvelles


Par rapport à 2012, un volume de 40 000 places a été créé, soit une augmentation de 39 % en quatre ans. Cela a surtout bénéficié à la catégorie des « autres centres d'accueil » (+ 75 %), qui a enregistré plus de 200 établissements nouveaux. La croissance est beaucoup plus modérée pour les CHRS dont le parc a cru de 10 %. Mais la forte croissance s'explique d'abord par une hausse de 70 % du volume de places dans les structures pour demandeurs d'asile.

Retard sur l'arrivée des réfugiés


Sur 140 000 places, plus de 132 000 étaient pourvues fin 2016, soit un taux d'occupation de 94 %. À noter une diminution du taux d'occupation des structures pour demandeurs d'asile, comme les CADA. Cela est purement conjoncturel, selon l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) : la prise en charge par la France entre 2015 et 2017 de 30 000 demandeurs d'asile arrivés par la Grèce ou l'Italie a pris du retard, ce qui explique cette non-saturation des places.

Des tas de raisons explicatives


Pourquoi se retrouve-t-on un jour dans un centre d'hébergement ? Les raisons sont évidemment très diverses. Un petit tiers des personnes viennent d'une autre structure d'hébergement ou d'une institution comme la prison ou l'hôpital psychiatrique. 12 % arrivent directement de la rue et 7 % ont perdu leur logement ou vivaient dans un logement insalubre. Les raisons familiales sont très souvent invoquées : 12 % des résidents ont connu une rupture conjugale ou des violences dans la cellule familiale. Dans les CHRS, 1 femme seule sur 5 fuit des violences conjugales. Reste un quart des personnes qui arrivent directement de l'étranger.

Un tiers de mineurs


L'un des enseignements majeurs de cette étude concerne la part des mineurs : elle est conséquente avec 30 % des personnes hébergées hors places d'urgence. Ils constituent jusqu'à 39 % des effectifs en CADA. Les jeunes adultes (18-34 ans) représentent un autre tiers. Plus des deux tiers de ces mineurs sont des ressortissants d'un pays hors Union européenne. Une légère majorité de résidents sont des hommes. Les personnes seules sans enfant représentent 60 % des adultes hébergées.

15 % des adultes n'ont aucun revenu


Quelle est leur situation sociale ? 4 adultes sur 10 sont en incapacité médicale ou administrative (les demandeurs d'asile) de travailler. Les chômeurs constituent un quart des effectifs. Ils ne sont que 14 % à exercer un emploi. En termes de revenus, un quart perçoit le RSA ; une même proportion touche une allocation (pour demandeur d'asile). Un quart des résidents perçoit une allocation invalidité ou des prestations familiales. Il reste dès lors 15 % des adultes à ne rien percevoir. « Ces personnes, explique l'étude, peuvent recevoir une aide financière d'associations ou de proches ou être contraintes de pratiquer la mendicité. » Mais cette population est essentiellement constituée de personnes de 18 à 25 ans qui ne peuvent pas percevoir le RSA.

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